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vendredi 6 janvier 2017

Des Mages insolites !


Cette scène a été sculptée par Gislebert sur un des chapiteaux de la cathédrale d’Autun (Saône & Loire) vers 1120-1125.
L’artiste a interprété assez librement un verset de l’Évangile selon saint Matthieu (2-12) :

« Et ayant été avertis en songe de ne point retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

Après s’être prosternés devant l’enfant Jésus qui vient de naitre, l’avoir adoré et lui avoir offert les présents qu’ils lui avaient apportés, les mages, épuisés par l’émotion et par leur longue route, dorment paisiblement tous trois dans le même lit.
Pendant leur sommeil, un ange descend du ciel pour les avertir de ne pas retourner voir Hérode comme ils l’ont promis. Les ailes encore déployées, il effleure délicatement la main de l’un des mages avec son index droit, tout en montrant de sa main gauche, l’étoile qui guidera les mages vers leur pays.
La scène est racontée avec toute la clarté, la simplicité
et la fraîcheur qui caractérisent l’art roman. Les mages
ne sont pas figurés en perspective mais de manière étagée, l’un au-dessus de l’autre. Ceci permet de montrer clairement les trois couronnes et surtout les trois visages des mages que l’on peut ainsi facilement reconnaître.
Il représente les trois âge de la vie : le jeune homme imberbe dort entre l’homme adulte moustachu et le vieil homme barbu. Si l’on regarde bien leurs yeux,
on s’aperçoit également que le mage dont l’ange touche le doigt a les deux yeux grand-ouverts alors que son voisin n’en ouvre qu’un et que le troisième dort encore.
Astrid de Brondeau

Diplômée de l’EDHEC à Lille et de l’École du Louvre.

jeudi 29 décembre 2016

Une superbe œuvre réalisée & exposée en Auvergne !


Benedetto Bigordi dit Ghirlandaio
( Florence, vers 1458 - Florence, 1497 ) 

La Nativité ( vers 1490 )
Bois 1,47 m x 1,47 m
Aigueperse, (Puy-de-Dôme) Église Notre-Dame
© Sparsae, Association culturelle d'Aigueperse et ses environs.
Cette Nativité fut réalisée autour de 1490 dans le petit bourg de Blesle, en Haute-Loire, relevant du Dauphiné d’Auvergne et donc des Bourbon Montpensier. Autour de la Vierge, de l’Enfant (le petit Charles de Bourbon ? ) et de Joseph entourés d’une multitude d’enfants, la traditionnelle étable occupée par le bœuf et l’âne. Marie, vêtue à l’antique, invite d’un geste le spectateur à entrer dans l’intimité de ce moment, ce que font à l’arrière les personnages observant de loin la scène biblique. Il s’agit des princes et seigneurs de la maison de Bourbon, ainsi que des notables d’Aigueperse. Derrière eux, se déploient les Monts-Dômes.
De nombreux symboles sont dispersés dans la composition : la gourde et la besace accrochés au pilier annoncent la fuite en Égypte, le crapaud aux pieds de Marie est l’incarnation du mal, les enfants soulignent l’innocence du nouveau-né et les bergers annoncent l’allégorie du bon pasteur, la venue du Sauveur. Destiné à l’origine à la chapelle du château d’Aigueperse, il est aujourd’hui conservé dans l’église paroissiale où on peut encore librement l’admirer.
Caroline Blondeau-Morizot
Assistant chez Commission Diocésaine d’Art Sacré de Paris.

En savoir plus :

lundi 26 décembre 2016

Les Bergers sont là ! · Joseph circonspect ...


Martin SCHONGAUER (avant 1450 ? - 1491),

Nativité vers 1480 ?

Huile sur panneau de chêne, Berlin, Staatliche Museen.



Nous avons ici, un des premiers tableaux montrant la Sainte Famille telle que les Écritures nous la laissent imaginer : pauvre. Un grossier tissu de laine, doublé d'un peu de paille, mangé aux mites, protège l'enfant du froid
et des aspérités du sol, tandis que les baluchons des parents de Jésus présentent
de nombreux accrocs, ces deux éléments étant disposés bien en évidence,
au premier plan.
L'habit de Joseph montre lui aussi des signes d'usure.
Là où, traditionnellement, les peintres insistent plutôt sur le délabrement
de l'étable pour suggérer la précarité du contexte de la naissance divine, Schongauer a choisi de nous montrer des voyageurs que leur équipement met presque à égalité avec les pauvres bergers.

Commentaire de Jean-Christophe PUCEK

vendredi 23 décembre 2016

NOËL, des ténèbres à la lumière, une sobriété exemplaire


Geertgen tot Sint Jans
( né à Leyde ? vers 1455-1465 - † Haarlem, vers 1485-1495)

La Nativité
vers 1490
Huile sur panneau de chêne, 34 x 25 cm
Londres, National Gallery.

Avant le XVI e siècle, bien que traité par denombreux artistes, le thème de la Nativité l’a été systématiquement de façon diurne dans la peinture sur panneau, ce qui constitue une contradiction notoire vis-à-vis du texte des Écritures.

Cependant, on trouve trace, dans la peinture septentrionale du dernier quart du XVe siècle, de tableaux qui rendent à cet épisode, son caractère nocturne.

Commentaire de Jean-Christophe PUCEK

mardi 13 décembre 2016

Pendant ces jours qui précèdent NOEL, nous vous proposerons quelques œuvres sur ce thème

AVENT, Le doute de Joseph

Maître du Paradiesgärtlein (vers 1410-40 ?) et son atelier,
Le Doute de Joseph, c.1430

Huile sur bois de sapin, 113,9 x 114,5 cm,
Strasbourg, Musée de l’Œuvre Notre-Dame

Joseph n'est pas d'accord sur ce qui leur arrive...
Il quitte donc le foyer en abandonnant ses outils, mais sans oublier sa bourse !
L'ange le retient en lui expliquant que le problème du père biologique reste un mystère ...

Marie, elle, enroule des pelotes :  neuf mois en gestation ?

Reste à trouver la signification de la magnifique écharpe blanche au centre,
soigneusement nouée sur une barre ?

Tout ça pondu vers 1430, Gutenberg en est à ses premiers essais pour les textes.
mais on imprimait et diffusait déjà des gravures sur bois !